vendredi 18 décembre 2009

CONDITIONS POUR REUSSIR LE NOUVEAU STATUT

L’adhésion des directeurs à un projet de transformation des fonctions


La redéfinition de l’équipe de direction doit traiter de la place des directeurs adjoints. Le rôle et le périmètre des interventions, les missions définies à chacun, la participation au pilotage général, l’intervention auprès des responsables de pôles sont affectés par les modifications institutionnelles.
Il y a une identité de situation pour tous les directeurs adjoints : il faut préciser l’espace de toute l’équipe de direction entre le directoire d’une part et les responsables de pôles d’autre part. Mais il y a simultanément une singularité des directeurs des soins du fait de leurs domaines de compétence.
Ils sont le lien indispensable entre le management et les soins, pour surmonter les contradictions.
Pour le SYNCASS-CFDT, cette évolution ne peut être décrétée, ni par le ministère au niveau national, ni par le seul chef d’établissement au niveau local. Il faudra un débat impliquant tous les intervenants. Ce débat devient urgent pour que les organigrammes et les délégations soient revus au sein des équipes de direction.

La discussion sur les directeurs des soins doit s’intégrer dans celle sur l’équipe de direction.


La répartition des responsabilités entre chefs de pôle et directeur des soins


La réussite du management des pôles ne repose pas seulement sur la délégation au chef de pôle mais demande que la place des responsables d’unité, chefs de service ou non, soit clarifiée et que l’autorité fonctionnelle du chef de pôle soit réelle.
La coordination entre directeur des soins et chef de pôle demande la claire répartition des rôles.
Les directeurs des soins apportent une compétence organisationnelle, une expertise technique sur les pratiques professionnelles et exercent une fonction de recours auprès des équipes. Mais la fonction comprend aussi une autorité hiérarchique sur les personnels, par délégation du chef d’établissement.
Ces attributions ne s’exercent pas en rivalité avec les chefs de pôle mais en complémentarité. La responsabilité dans l’organisation du service et du travail demande de définir comment se décident la répartition des emplois, l’affectation des personnels, les charges de travail, les horaires, l’évaluation…
La définition des missions suppose aussi celles des moyens de leur mise en œuvre.


La place accordée à l’encadrement et aux équipes


La définition précise des responsabilités des cadres est également nécessaire et d’abord celles des cadres assistant le chef de pôle. Qui fait quoi, avec quelle marge d’autonomie ? Il n’y a pas de modèle unique d’organisation, mais des établissements agissant dans le respect de la réglementation générale.
La clarification des responsabilités indispensable. Pour donner sens à la commission des soins infirmiers, de rééducation et médico-techniques, il faut que ses travaux servent dans les organisations de pôles. Cela est porté par le directeur des soins, en prévention des contradictions avec les choix médicaux.
Le directeur des soins est ainsi un garant pour les cadres et les équipes. Il participe, dans le respect des projets de pôle, à l’organisation des soins dans ses dimensions transversales, gage de sécurité et de qualité et à la gestion des compétences paramédicales, gage du service rendu aux patients.
Le directeur des soins est dans des missions de décision, de synthèse et de prévention.
L’attention portée par les responsables ministériels à la modernisation du statut des directeurs de soins sera éclairante de la volonté politique de faire émerger un management hospitalier efficace.

La reconnaissance de la responsabilité des directeurs de soins est indispensable à un management au service des usagers. Le SYNCASS-CFDT le rappellera dans toutes les discussions.

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